Samedi 20 juin 2009
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12:01
Je rentre de vacances, les vacances les plus courtes de ma vie, 3 jours.
...
Et j'ai pas chômé.
Je voulais absolument être présent pour l'anniversaire du PotChic
(boite gay dans le sud où j'ai fais mes premiers pas).
donc retour dans mon tendre centre du Monde pour cet anniversaire tant attendu.
Je vais passer à l'essentiel car je sais que vous attendez tous de savoir si, oui ou non ma vie sexuelle à repris le cours de son existence.
Et oui j'ai baisé !
J'ai donc fait l'amour sur la plage, oui, le garçon que je voulais sauter ne voulait pas pratiquer le sexe avec moi dans des Backrooms.
"Je veux un endroit plus romantique!"
Et bien il a eu son moment romantique.
Sur le ventre à manger du sable, pendant que je redécouvrai des joies oubliées depuis longtemps en ne me souciant que de mon plaisir personnel.
(j'ai quand même relevé sa tête de temps à autre pour qu'il puisse recracher du sable et respirer)
Je suis vilaine.
Je rentre donc tout
vidé content dans le PotChic pour rejoindre mes amis.
On s'amuse, on boit, on danse, on parle de cul, on profite du beau temps.
Une nuit à Perpignan.
Notre soirée ne pouvait pas être si parfaite.
5 heures du matin on décide de rejoindre la voiture.
Nous sommes quatre, Mag, Joanna, MisterG et moi.
Sur le parking une femme, la quarantaine, COMPLETEMENT bourrée nous aborde.
Elle est moche, elle sent l'alcool à des kilomètres et elle ne marche pas droit.
"Vous allez au Village?!? burp!"
"Non, j'habite Paris..."
"Hey t'es un comique toi... vous me ramenez au Village?"
"Non!"
"Hey t'es méchant toi! j'aime bien les gays moi, mon ex mari est devenu PD!"
"Vu ta tête je peux le comprendre..."
"Hey t'es méchant ! allez rendez moi un service !"
"Je vais te rendre un service, j'appelle les renseignements et je leur demande le Numéro d'un chirurgien Esthétique."
"..."
Je ne lui laisse pas le temps de comprendre ce que je viens de lui dire et je rejoins mes amis près de la voiture.
Mag cherche ses clés.
La femme m'a suivi et elle continue à nous faire chier pour qu'on la ramène chez elle.
Elle m'attrape par l'épaule.
Je déteste que
des putes des inconnus me touchent...
"Ne me touche pas pauvre conne ! j'ai déjà chopé la gale une fois alors pas deux ! casse toi et vas décuver sur le sable."
Elle me regarde, ne bouge pas, j'ai peur qu'elle nous vomisse dessus.
Mag est paniquée et me demande de faire quelque chose pour qu'elle se casse.
Mes,
"Casse toi maintenant!", ne servent à rien.
Elle ne m'écoute pas et pendant que Magaly ouvre la voiture, la
saoûlarde se jette dedans.
Je suis à bouts de nerfs.
Je l'attrape par les épaules, marche deux mètres avec cette chose dans les mains et la pousse car elle commence déjà à revenir vers nous.
Elle ne tient pas debout, elle roule sur elle même et n'a pas le réflexe de se rattraper avec les mains.
c'est donc son visage de face qui dit bonjour au goudron.
Elle se relève le nez éclaté.
du sang du front au cou.
Elle ne bouge pas et je pense que son niveau d'alcoolémie lui empêche de souffrir.
Son nez n'est plus de ce monde.
J'aurai réellement du appeler les renseignements plus tôt pour pouvoir contacter un chirurgien esthétique car elle en a encore plus besoin maintenant.
Elle me regarde.
"Hey t'es un connard toi !"
"Ca fait 10 fois que je te dis que je suis un connard, tu ne m'écoutes pas alors maintenant casse toi"
Mag n'ose pas démarrer la voiture de peur
que cette folle se jette dessus.
Je suis donc obligé d'insulter cette EIASP
(éponge imbibée d'alcool sur pattes) pour qu'elle parte faire chier d'autres personnes et surtout qu'elle aille se faire réparer le
nez.
Je suis incapable de la toucher, je deteste le sang.
Elle me fait de la peine et je suis obligé d'en rajouter une couche en l'insultant pour qu'elle dégage enfin.
Au bout d'un moment elle retrouve un ami, le temps qu'elle lui parle et qu'ils commencent à nous poursuivre nous étions tous dans la voiture à fuir.
C'était une impasse.
Dieu merci elle s'est recassée la gueule comme une grande et nous avons pu faire demi tour.
J'ai honte et à la fois je rigole.
Je suis un monstre, je sais.
Note Perso: Non mais euh! Je ne suis pas Saint Denis protecteur des alcooliques.
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